Courses officielles, Running

Marseille – Cassis, la mythique

Il y a quelques jours, j’ai rejoint Marseille à Cassis par les calanques, dans une course éponyme et mythique.

J’ai participé à la 38ème édition de Marseille-Cassis, dimanche 30 octobre dernier, sous un soleil qui n’a rien a envié à l’été.

Arrivée dès le vendredi soir avec les copains, pour un week-end entre runners, l’ambiance marseillaise nous a tous gagné. Mon papa était aussi de la partie, venu pour courir avec moi, comme dans chaque entraînement ces derniers temps, avec la préparation marathon. Je ne m’attends pas à faire une performance et prends la course plutôt comme un entraînement pour Nice-Cannes.

C’est donc tous excités que nous avons rejoint la zone de départ, bien trop tôt (7h45, ahem) … Le départ était prévu qu’à 9h30 (pour les premiers départs), mais on a animé le lieu de réunion à coup de photos de groupe, et de ralliement de Adidas runners.

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Adidas Runners République au Vélodrome de Marseille (photo @yannis_insta)

Le départ a finalement été pris à 9h52, après plus d’une heure d’attente dans les SAS, à l’ombre, sous mon sac poubelle, en tentant tant bien que mal de chauffer mes muscles, serrés comme des sardines (un classique marseillais ?).

Il y a eu le faux lancement que tout le monde a connu, où on a joué à saute-moutons avec les sacs poubelles et vêtements abandonnés, et puis le départ le vrai. Presque avec un manque de motivation dû à l’attente trop longue. Avec mon père, on part tranquille, on profite du plat pour garder notre allure croisière, en redoutant la montée tant promise.

Km 4 ça commence à monter, tout doux comparé à ce qui nous attend. Mais j’ai déjà soif, il fait bien trop chaud, je n’ai pas assez bu pendant l’attente. Heureusement le ravito nous attends au km 6.

Km 7, l’horreur commence. La vraie pour moi. Souffrance jusqu’au dixième kilomètre. Je n’ose même pas regarder ma montre, je me concentre juste sur mes jambes, je leur ordonne de se lever. Les mètres défilent lentement. Je suis juste le maillot à poids de mon papa qui m’encourage. Les montées sont mon gros point faible et ma tendinite de la hanche, déjà douloureuse la veille, refait une apparition fulgurante.

Km 10, j’arrive enfin au Col de la Gineste après 1h10 d’effort. Les kilomètres 5 à 10 ont été les plus lents de ma course. Mais on est enfin sur du plat, on a de l’eau, le monde devient un peu plus beau. Je vois la belle descente qui s’annonce, mais j’entends aussi les conseils d’un monsieur à sa protégée : « Garde de la réserve, il y a un faux plat bientôt, il faut pas qu’il te coupe ». Faux plat pas si faux et assez long. Qu’importe, je tente de garder le rythme.

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Km 13 à 18, j’ignore le ravito, trop contente de reprendre un bon rythme malgré la douleur lancinante qui me prend du bas du dos aux orteils. J’allonge dans les descentes, allant au maximum permis par la douleur. Je vois mon allure moyenne remonter sur ma montre, ça fait du bien au moral, mais je sais déjà que je mettrais plus de 2h10. Des inconnus m’encouragent tout le long, et ça me redonne le sourire.

Km 18, la « côte des pompiers ». On vient juste de passer un ravito indispensable en eau. Je devance mon père dans la dernière descente m’attendant à ralentir dans la fameuse côte. Mais que nenni, je la prends comme un défi et galope dans celle-ci. Je suis fière de moi, mais un début de crise d’asthme me rattrape. Mon père arrive juste derrière et arrive à me calmer. Je croise des membres de la team République qui m’encouragent. Il ne reste plus que deux petits kilomètres, je vais les avoir, je vais finir cette course malgré la douleur.

Km 19 – 20, je m’envole dans les descentes, je tire mon père derrière moi, et finis par lui prendre la main pour qu’on finisse ensemble. J’ai besoin de sa force. C’est notre deuxième course officielle ensemble, elle est mythique et elle donne un avant-goût de notre prochain marathon.

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On passe la ligne d’arrivée main dans la main, au bout du bout mais fiers. 2h09 et 22sec. Peut-être pas un temps de folie, un peu plus que les 2h voulus, mais la preuve que je me suis forgée un mental de résistance à l’effort (même s’il est déconseillé de continuer à courir quand une tendinite vous torture).

Marseille-Cassis, je reviendrais, mais pas pour te prendre comme une étape, mais comme un but. Et aussi, pour revoir mes copains parisiens aussi heureux de piquer une tête fin octobre 😉

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*Photos de la course : Maindru-photos

2 réflexions au sujet de “Marseille – Cassis, la mythique”

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