Europe, Trek & Randonnée, Voyages

Trek en Ecosse : d’Edimbourg au Loch Lomond

Ce que j’aime à démontrer ici, c’est que le tourisme éco-responsable et sportif, soit faire du bien à son corps et à sa planète avec le sourire et des papillons au ventre, est possible. J’en ai mille exemples, mais un des plus beaux que j’ai vécu jusqu’à ce jour c’est bien le trek en Ecosse en solo que je viens de réaliser.

D’Edimbourg au début des Highlands, j’ai pris mon sac, mes chaussures de randonnée et parfois ma tente. Le crachin du mois d’octobre ne m’a pas refroidi, et il faut dire que j’ai même eu plutôt beau temps. Une belle expérience !

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D’Edimbourg à Queensferry

Après une nuit à Edimbourg, toute excitée que j’étais, j’ai attendu patiemment le lever du soleil pour glisser mon petit sac d’une douzaine de kilos sur le dos, et gambader joyeusement en tenue de randonneuse sur les pavés édimbourgeois. Et j’avais un sacré lot de pavés à me farcir avant d’arriver dans la nature (oh joie des marches urbaines !).

 

Mais qu’importe, j’ai croisé de jolies églises et un ou deux petits châteaux sur le chemin, vu de nombreux écossais courir en t-shirt (à 7h du matin avec environ 8-9°C), et de jolies petites maisons, avant de tomber sur le portail d’entrée de Hillwood Park (ci-dessus). Et comme le dit bien son nom, c’est une colline complètement recouverte par la forêt ; lieu de balade très apprécié des écureuils et propriétaires de chiens. J’ai adoré traversé les sous-bois, et suivre les panneaux indiquant le chemin de la John Muir Way, comme une chasse au trésor jusqu’à Queensferry.

 

Et quel chemin ! J’ai adoré traverser les champs, voir des moutons, de la verdure, des forêts en bord de mer, la mer, la marée basse, un château digne de Downtown Abbey, m’arrêter manger sur la plage, seule au monde, croiser de gentils promeneurs, et arriver enfin au fameux pont de Queensferry !

Je pense que j’avais réellement le sourire d’un bout à l’autre de mes 7h de marche. J’avais envie de prendre chaque feuille d’arbre en photo tellement les couleurs étaient belles. Je n’aurais pas pu rêver plus belle journée d’autonome pour démarrer mon trek.

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Vue de la plage menant à Queensferry

Petites péripéties Googliennes

C’est donc ravie, qu’après une courte pause j’ai pris la périlleuse direction du camping Beecraigs au sud de Linlithgow. Toujours avec mes seuls pieds, ma maison sur le dos, et le chemin indiqué par mon BFF Google. Et c’est là, que j’ai compris qu’être écolo, c’est pas toujours rigolo.

Manifestement, Google ne connaît pas vraiment les chemins de randonnée, et c’est vrai que je n’ai pas trouvé d’information pour une randonnée reliant Queensferry à Linlithgow, autre que passant par le bord de mer et donc me rajoutant de nombreuses heures de marche. L’équation était donc simple, le camping étant une réelle volonté : faire confiance à Maps et se dire que 3/4h de marche c’est pas si grave, ou tenter de faire du camping sauvage vers Queensferry sans être sur que ça soit une zone légale. J’ai préféré marché.

Simplement, j’ai marché en pleine campagne certes, mais sur le bas côté d’une route, où les piétons n’étaient pas vraiment bienvenue. Mais bon, j’en ai bien ri en voyant les têtes hallucinées des conducteurs, et j’ai fait quelques vidéos plus ou moins marrantes à mes proches pour faire passer le temps tout en marchant. Passons. La chose s’est compliquée plus tard, lorsqu’en rase campagne, je ne voyais toujours pas le bout, que je marchais depuis 10h et une trentaine de kilomètres. Jambes qui lâchent, nuit qui tombe. Je souris un peu moins, mais je ne regrette rien et je continue. Je m’imagine un peu dans mon marathon et je me dis que je développe ma force mentale. Bien. Seulement, l’histoire ne s’arrête pas là ! J’ai été malade comme jamais toute la première nuit. Je vous passe les détails, mais le lendemain, je  n’étais pas bien fière et j’ai pris la décision d’annuler une partie du trajet prévu et de me rendre directement à Linlithgow sans visiter les côtes.

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Vue de ma tente au camping Beecraigs

Et grand bien vous fasse, futurs trekkeurs, de prévoir une petite trousse de pharmacie avec autre chose que du Doliprane. Parce que quand vous êtes avec vos seuls pattes, une maison de douze kilos, et en pleine forêt, faut marcher, qu’importe l’état de votre ventre. Et quand on est dimanche en pleine campagne, France ou Ecosse, c’est la même histoire, y’a pas un médoc’ à se mettre sous la dent !

Je n’ai donc pu que vaguement apprécié le château de Linlithgow, la rue principale et ses pubs et mon repas chez Taste.

 

*Fin de l’épisode pas rigolo*.

Le Loch Lomond

J’ai changé d’air et je suis allée à l’ouest de l’Ecosse, au dessus de Glasgow, aux abords du Loch Lomond, dans le parc national des Trossachs. Et quel merveille cet endroit ! Quel merveille ! Des vues à couper le souffle, des couleurs magnifiques, des couchers de soleil sur le lac à se damner, des îles quasi-vierges.

 

 

J’aurais pu me rouler par terre de bonheur, le sourire avait regagné mes lèvres et mes peines étaient oubliées. J’ai pu monter tout en haut du Conic Hill, prendre un sentier en bord de lac une paire de fois, saluer des amis moutons, et profiter du calme et très bien situé camping de Milarrochy Bay.

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Vue sur le Loch Lomond depuis Conic Hill

J’ai également pris deux ferries différents ; un tout petit, un peu flippant, genre barquette en bois, pour rejoindre l’île d’Inchcailloch (qu’on m’a suggéré de rejoindre à la nage, quel humour ces petits Ecossais !), puis un plus gros, plus promenade de papys & mamie en mer, pour rejoindre le village de Luss. Il faisait bien froid ce jour là, mais j’ai adoré attendre le deuxième ferry, totalement seule sur l’île que je venais de traverser pour rejoindre le point d’embarquement. Deux délicieuses heures à regarder les arbres, le ciel, le reflet du soleil sur l’eau, et à m’allonger pour écouter le silence.

 

 

 

Luss est un magnifique village, qu’il faut absolument voir quoiqu’un peu trop touristique à mon goût. Mais les petites maisonnettes forment un paysage hors du temps et chaleureux.

 

L’épisode trekking c’est arrêté un peu plus bas que ce dernier village, pour rependre mon train direction Glasgow. J’ai cependant regretté de n’être pas monter plus haut aux abords du Loch ; j’aurais voulu en faire le tour. Mais je me console en me disant que la saison n’était pas la meilleure pour faire plus de quelques jours en tente et que j’aurais tout le loisir d’y retourner.

Le retour à la civilisation : Glasgow

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Glasgow – West End

C’est donc, avec une pointe au coeur et avec la belle mélodie chantant les louanges du Loch que je suis retournée à la ville. Et peut-être est-ce le regret, ou le choc nature/ville, mais je n’ai pas totalement apprécié mon mini-séjour à Glasgow.

Je suis pourtant tombée sur une équipe de choc, grâce à ma première expérience de couchsurfing dans une coloc d’étudiants super « edgy« . J’ai écouté du slam en anglais (accent glaswégien en prime !), bu une demie bière pour fêter ça et j’ai eu des discussions hyper intéressantes avec des gens de différents horizons. Typiquement tout ce que j’aime quand je pars à l’aventure toute seule. Mais la ville en soit, et surtout le centre-ville, ne m’a pas paru très joyeuse ou chaleureuse. Peut-être l’entrée dans l’hiver me diriez-vous…

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Serre datant de 1863 du Jardin Botanique de Glasgow

Qu’importe, j’ai quand même trouver mon instant de bonheur en visitant le jardin Botanique de Glasgow. Je vous éviterais le milliard de photos de fleurs et plantes … promis juste quelques unes.

 

Ah, la nature … Je crois que je ne me suis pas totalement remise de cette expérience. C’était tellement naturel pour moi de marcher seule, avec mon gros sac, sur des petits sentiers, de monter ma petite tente. Je n’ai eu aucunes craintes, et même malade je n’ai pas songé à rentrer. L’expérience fut trop courte, et surtout elle m’a fait redécouvrir à quel point j’aime être en naturUe, aussi citadine que je puisse être.imgp3972

Ce trek fut donc une expérience réussie d’une belle manière de …

(Par)courir le monde autrement !

Camille CourtenVert de Visit and Run

5 réflexions au sujet de “Trek en Ecosse : d’Edimbourg au Loch Lomond”

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