Canada, Voyages

Tadoussac, le pays des baleines (Québec)

Tadoussac évoque rien qu’à son nom la magie de la danse des baleines que tous les touristes se pressent de venir voir lors de leur séjour au Québec. Réputée depuis une cinquantaine d’années pour cette attraction, l’ancienne ville de pêcheurs, n’a pas perdu de son charme, sachant conserver son patrimoine naturel et sa convivialité qui en font toute sa beauté. Un véritable joyau caché dans la baie, à la confluence de la rivière du Saguenay et de l’estuaire du fleuve Saint-Laurent.

En partant du Lac Saint-Jean, j’avais cette excitation d’arriver à Tadoussac. J’en avais déjà tellement entendu parler, j’avais hâte de découvrir cette petite ville, et de scruter l’horizon en espérant y voir des baleines. J’avais cette envie de voir la mer (ou presque, Tadoussac est au niveau de l’estuaire du Saint-Laurent ; eau douce et eau salée s’y mêlent). Pour moi, voir la mer lors d’un voyage, c’est toujours une reconnexion à mes racines, une manière de me rappeler d’où je viens quand je pars trop longtemps.

C’est donc au volant de ma voiture louée avec Turo que j’ai continué la route, prenant un auto-stoppeur en cours de route. Bribes de vie et partage de rêves de voyageurs, la rencontre en auto-stop a des côtés enchanteurs. J’ai aussi profité d’un arrêt à Sainte-Rose-du-Nord pour constater encore une fois la beauté des gorges du Saguenay … pourtant si déserte et peu vivante en cette fin d’avril. Pour autant, c’est dans ces moments simples, sans trop de monde autour, que les langues se délient et que des affections temporaires se créent. On repart toujours de ces petites villes avec un immense sourire, et une chaleur irradiante dans votre plexus. C’est le bien-être que procurent les choses simples.

L’arrivée à Tadoussac

Je suis enfin arrivée à Tadoussac aux alentours de 14h, dans une pente vertigineuse vers le traversier menant à l’autre rive. Le village se trouvait sur la gauche, traversé par une grande rue principale. Je me suis dirigée vers l’auberge de Tadoussac, seule et unique auberge du coin. Je m’y suis présentée en tant que bénévole ; en l’échange de quelques services rendus pour le bon fonctionnement de l’auberge, le gîte vous ai offert. C’est un bon moyen de rencontrer du monde, de se sentir utile, mais aussi d’économiser lorsqu’on voyage plusieurs semaines.

L’ambiance de l’auberge est très familiale, on s’y sent de suite à sa place. On s’installe sans hésiter sur les fauteuils de la grande salle, pour lire ou se bercer un peu avant le dîner. D’ailleurs, un tour en cuisine et on tombe sur le mythique cuistot de l’auberge ; la légende dit qu’il serait venu ici et n’en serait jamais reparti. On met la main à la pâte naturellement. Il y règne un plaisir de faire plaisir. D’ailleurs le repas se fait sur une grande tablée, où tout le monde parle avec tout le monde.

Courir à Tadoussac

Le 1er matin, je me lève de bonne heure pour me réveiller en douceur avec un peu de yoga et un tour en courant vers la Pointe de l’Islet pour découvrir un peu plus le panorama qu’offre Tadoussac, avant de retourner à l’auberge pour aider aux tâches ménagères.

Le spot à baleines de Tadoussac

Dans l’après-midi, direction la Pointe Noire de l’autre côté du traversier avec Alice, rencontrée à l’auberge. Une bière à la main, nous guettons l’horizon à la recherche des baleines. Seules, dans un silence bercé par le bruit des vagues, nous confondons l’écume des vagues et les possibles baleines. Et puis soudain, juste quelques mètres en bas de nous, un phoque fait son apparition, poisson à la bouche et regard curieux.

Nous continuons notre visite de la douceur de la nature de la baie, en se rendant à la ferme de Tadoussac ; chevaux, chèvres et poules. La fin des neiges fait place tout doucement à la gadoue, et l’air y est doux. Un léger vent nous emmêle les cheveux quand nous nous rendons aux dunes de Tadoussac un peu plus loin. Le soleil décline petit à petit pour laisser place à une lumière dorée. Le paysage nous coupe le souffle. On pourrait rester ici des heures, et je me prends à envier le van arrêté un peu plus loin.

Au deuxième matin, je me lève aux aurores pour courir ma version de la Wings for Life World Run. Un moment unique, hors du temps, rempli d’émotions. Je suis subjuguée par la beauté de Tadoussac, tant de paysages différents qui défilent, cette nature omniprésente et ces petites maisons colorées. Au retour, les choses reprennent leur cours dans la petite famille qu’est l’auberge.

J’aurais pu faire comme le cuistot, et rester ici peut-être pour l’éternité, dans cette bulle de bonheur qu’est Tadoussac, mais j’ai préféré continuer à …

(Par)courir le monde autrement !

Camille Courtenvert de Visit and Run

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s